Bobines emmêlées. V. Fort Boyard ! 3. Fin de l’histoire…
20 sept 2008 Laisser un commentaire
in rêves
(Devant la salle du Trésor, ils retrouvent Sarah et Olivier.)
SARAH : Alors ?
ANNE-GAËLLE : Quatre indices, et un mot code !
OLIVIER : Sonnez la cloche.
(Jack sonne la cloche. Félindra fait rentrer les tigres. La grille commence à s’ouvrir.)
ANNE-GAËLLE : Vous devez ramassez le plus de boyards possible, de manière à au moins remplir ces cinq tubes. Organisez-vous bien.
LILYLUNE (répartissant les lettres) : B – O – B – I – N – E – S !
(Tous se placent sur les lettres (Lilylune sur le E).)
OLIVIER : Félindra, tête de tigre !
(Félindra tourne la tête du tigre, le mécanisme tourne, et, après quelques fragments de seconde d’attente, tombe un boyard, puis un deuxième, puis une pluie de boyards ! Ils poussent des cris de joie, et commencent à s’organiser pour en récolter le plus possible. Les tubes sont vite remplis, et un joli tas s’amoncelle à côté. Mais la grille commence à se refermer. Ils reviennent, mais Jack s’attarde.)
TOUS : Vite vite vite vite vite ! Reviens ! Reviens !
(Jack a juste le temps de se faufiler sous la grille. Encore un peu et il restait coincé !)
ANNE-GAËLLE : Nous avons passé un bon moment avec vous, mais c’est maintenant le moment de partir. Mettez-vous tous en cercle autour de la table aux tubes et aux boyards…
SARAH : Attention…
OLIVIER : à bientôt pour de nouvelles aventures ! Toujours plus haut, toujours plus loin, toujours plus Fooooooooooort !
(Un gigantesque tourbillon les ramène chez O’Deeno.)
O’DEENO : Mes symboles ! Mes petits symboles ! Ne vous en faites pas, vous être à la maison, maintenant, tout va bien, je suis là…
LILYLUNE : Il est gaga…
O’DEENO : Eh bien voilà, c’est la fin…
LILYLUNE : On s’est bien amusé, non ? Bon, allez, je vais vous le dire, va, ce qu’a dit Jack en dragonisaurien, mais rapprochez-vous, je ne voudrais pas que tout le monde entende…
(Ils se mettent en rond serré pour écouter les explications de Lilylune, et quand elle a fini, ils sont tous pliés de rire, sauf Jack, rouge comme une tomate.)
JACK : Comme tu disais, heureusement qu’ils ne m’ont pas entendu !
O’DEENO : Tout rentre dans l’ordre, maintenant. (aux hommes) Suivez-moi dans cette pièce, vous cinq. (aux filles) Je reviens.
(Il est de retour peu de temps après, appuie sur un bouton : un rideau se lève, montrant ce qui se passe dans l’autre pièce.)
LILYLUNE : C’est quoi, cette machine ?
O’DEENO : C’est pour les faire repartir… Mais il faut prononcer les mots « Que l’histoire suive son cours » pour que ça fonctionne.
GABRIELLA : Et les boyards ?
O’DEENO : Ils servent de catalyseur : cinq personnages, cinq tubes. Vous êtes prêtes ?
GABRIELLA : Oui.
LILYLUNE : Mouais…
O’DEENO : Alors posez vos mains sur ce scanner, et dites avec moi les mots de tout à l’heure. Un, deux, trois !
O’DEENO, GABRIELLA & LILYLUNE : Que l’histoire suive son cours !
(Un éclair éblouissant illumine la pièce dans laquelle se trouvent les cinq personnages, qui disparaissent aussitôt.)
O’DEENO : Au revoir, et peut-être à bientôt !
(Les filles se retrouvent ensuite dans un jardin.)
LILYLUNE : Tu vas faire quoi, là ?
GABRIELLA : Je rentre chez moi, à Turin. Et toi ?
LILYLUNE : Je prends des vacances ! Direction la Terre Adélie ! Pour me joindre, envoie un pigeon voyageur à Lilylune Despetitsdragons, route du Glacier-qui-fond. A la prochaine fois !!!
FIN.
Bobines emmêlées. V Fort Boyard ! 2. Les aventures pour récolter des indices.
18 sept 2008 Laisser un commentaire
in rêves
ANNE-GAËLLE RICCIO : Bonjour, j’espère que votre séjour sur le Fort s’est bien déroulé jusqu’à présent. Nous allons sans plus tarder commencer les aventures. Lilylune et Jack, vous allez suivre Passe-Partout pour vous faire équiper, et Gabriella tu suis Passe-Temps jusqu’à la vigie du Père Fourras. On se retrouve en haut dans quelques minutes.
LE PERE FOURRAS : Et allez, allez, montez donc. Gabriella, c’est ça ?
GABRIELLA : Oui, voilà. Bonjour.
LE PERE FOURRAS : Bonjour, bonjour. Prête pour entendre l’énigme ?
GABRIELLA : Oui.
LE PERE FOURRAS : Alors écoutez bien : Mon premier indice peut être perdu si on n’y prête pas attention…
GABRIELLA : Une clé, un…
LE PERE FOURRAS : Arachné et ses filles travaillent jour et nuit grâce à mon premier indice…
GABRIELLA : Une toile, un filet, …
LE PERE FOURRAS : La vie de Thésée n’a tenu qu’à mon premier indice…
GABRIELLA : Un fil…
LE PERE FOURRAS : Vous dites ?
GABRIELLA : Le fil…
LE PERE FOURRAS : Oui, c’est ça, le fil… Perdre le fil, le fil avec lequel les araignées tissent leur toile, et enfin le fil d’Ariane, donné à Thésée pour qu’il ne se perde pas dans le labyrinthe du Minotaure. Vous n’avez pas perdu le fil, en tout cas. Bravo et bonne chance.
(Gabriella sort de la vigie).
ANNE-GAËLLE : Alors ?
GABRIELLA : Fil ! Du fil…
ANNE-GAËLLE : Essayez de faire des associations de mots dès maintenant, mais on en saura peut-être plus après la prochaine aventure. Jack et Lilylune, vous allez vous élancer de cette tyrolienne, nager jusqu’au bateau, l’un de vous grimpera en haut du mât, lancera le sac contenant plusieurs conserves, dans l’une des conserves se trouve un code, et l’autre, avec le porte-voix, criera le code qu’ici on devra composer pour libérer l’indice dans ce cartouche. Attention, le temps est limité. Ce serait vraiment dommage que l’indice vous explose sous le nez.
JACK : Dis, qu’est-ce que j’ai dit tout à l’heure, en dragon ?
LILYLUNE : Tu crois vraiment que c’est le moment de me demander ça ?
OLIVIER : Quand vous voulez !
JACK : Euh…
LILYLUNE : à trois ! Un, deux, trois !
(Jack et Lilylune s’élancent.)
LILYLUNE : Lève les jambes à l’horizontale, comme ça on aura moins à nager.
(Ils atteignent l’eau, et commencent à nager ers le bateau. Lilylune arrive ne premier, mais préfère laisser Jack monter en haut du mât, ce qu’il fait sans aucun problème. Il libère le sac, Lilylune le réceptionne, ouvre les conserves, et finit par trouver le code. Elle prends le porte-voix, le crie aux autres, mais leurs gestes lui comprendre qu’ils n’ont rien entendu.)
LILYLUNE (hurlant dans le porte-voix) : 9 – 3 – 4 –7 !
(Toujours les mêmes gestes : ils n’ont rien compris. Lilylune, après un soupir d’agacement, prend une grande respiration, et crache des flammes en l’air, qui forment les chiffres du code.)
ANNE-GAËLLE : Vite, composez le code… Arrachez l’indice… voilà ! Bon, on file vers la prochaine aventure, car le temps est compté. On ouvrira le cartouche sur place.
(Alors que Lilylune déploie ses ailes et rejoint le fort en transportant Jack, alors que les autres sont éjà partis à l’intérieur. Ils arrivent près d’une cellule. Un coffret fermé par un cadenas emprisonne le précieux cartouche. Lilylune et Jack les rejoignent quelques instants après.)
OLIVIER : Wladek, c’est à toi de jouer. Tu vas devoir trouver des petits papiers, deux d’entre eux comportent des numéros, qui composent le code de ce cadenas.
ANNE-GAËLLE : Alors, pas de précipitation, mais ne traîne pas, car tu as trois minutes seulement avant que la lumière ne s’éteigne ; ce serait dommage de perdre cet indice.
OLIVIER : Pendant ce temps, Léon, tu vas te préparer pour la prochaine aventure. C’est parti !
(Wladek entre dans la salle des araignées, et commence à les retourner, à la recherche des papiers.)
ANNE-GAËLLE : Il est calme, j’ai rarement vu des candidats aussi calmes à cette épreuve.
(Wladek a trouvé un papier et le déplie.)
WLADEK : 1 – 6 point – point !
ANNE-GAËLLE : C’est le début du code. Vite composez-le, ça gagnera du temps.
(Wladek déplie un deuxième papier.)
WLADEK : Rien !
LILYLUNE : Tu les as toutes retournées, les araignées ?
WLADEK : Oui.
LILYLUNE : Alors, ouvre le coffre avec les scorpions dedans.
(Wladek ouvre le coffre, et avec le même calme, saisit un papier sur le dos d’un scorpion et le déplie.)
WLADEK : Point – point 5 – 8 !
ANNE-GAËLLE : Vite, composez les derniers chiffres… Mettez-les bien en face, surtout ! Super ! Alors on a quoi ?
GABRIELLA : Fil…
LILYLUNE (ouvrant son cartouche et lisant l’indice) : Tronche…
WLADEK (faisant de même) : Pellicule…
ANNE-GAËLLE : Des associations de mots ?
GABRIELLA : Pelote de laine, non, de fil… oui, mais avec tronche ? Et pellicule ? Film ?
ANNE-GAËLLE : On file vers la prochaine aventure, et on continue à réfléchir en route.
(Ils regagnent le toit du Fort.)
OLIVIER : Léon, tu vas devoir pédaler jusqu’au milieu du parcours, puis terminer à pieds jusqu’à la limite rouge, prendre appui, te pencher et attraper le cartouche. Attention, c’est parti.
(Léon s’élance, pédale jusqu’au milieu du parcours comme prévu, mais au moment de passer sur le pont de singe, il trébuche et tombe.)
ANNE-GAËLLE : Oh, non !
LILYLUNE : Il peut essayer de remonter…
ANNE-GAËLLE : Oui, mais j’ai peur que ça fasse court, côté temps.
(Léon parvient à remonter sur le ponte de singe, progresse à toute vitesse, se penche pour saisir le cartouche, mais celui-ci explose avant qu’il n’ait pu s’en emparer.)
ANNE-GAËLLE : Ah, c’est dommage, à peu de chose près… Vraiment d’un cheveu… Bon, ce n’est pas grave, on a le temps de faire encore une aventure, peut-être deux. Vite !
(Ils arrivent devant une trappe, à côté de laquelle se trouve un coffret cadenassé.)
OLIVIER : Pendant que Will va suivre Passe-Partout pour se préparer à la prochaine aventure, Wilm, tu vas descendre chercher le code qui permettra d’ouvrir ce cadenas. Ouvrez la trappe !
(La trappe s’ouvre, Wilm descend, et là…)
WILM : Oh, non !
ANNE-GAËLLE : Tu as peur des serpents ?
LILYLUNE : Attends, je connais une petite chanson pour les calmer : (elle chante à tue-tête) « Quatre humains se baladaient dans la rue ; Un gros dragon est passé, et les a mangés tout crus ! » (elle s’arrêt de chanter) Mais je ne suis pas sure que ça les calme vraiment, en fait…
(Loin de se calmer, les serpents redressent leur tête et s’agitent.)
WILM : Tu ne connaîtrais pas autre chose ? Une berceuse, par exemple !
LILYLUNE : Une berceuse pour serpents ? Euh… Ah non, ça c’est pour les tigres… ça c’est pour les ours… Ah, ça y est, j’ai !
(Elle commence à chanter un air indien, qui se joue traditionnellement au saranghi[1], en prenant une voix qui imite le son de cet instrument. Les serpents se calment, mais le temps s’est déjà écoulé : la lumière s’éteint, et le cartouche explose.)
ANNE-GAËLLE : Oh, non ! Bon, on file sans tarder sur le toit du Fort pour la dernière aventure, et j’espère qu’on aura un indice, cette fois-ci.
(Ils sont de nouveau à l’extérieur. Will est sur une planche et se fait équiper.)
JACK : Oh, oh… Il est en mauvaise posture, le petit Turner…
OLIVIER : Prêt pour le grand saut ?
ANNE-GAËLLE : Il faut que tu gardes bien les yeux ouverts, pour attraper le cartouche dès le premier rebond, sinon ce sera plus compliqué.
OLIVIER : Quand tu veux.
(Will souffle bien, prend une grande inspiration, et s’élance dans le vide. Il saisit bien le cartouche au premier rebond.)
ANNE-GAËLLE : Super ! Bravo ! Très bien !
(Will ouvre le cartouche et leur crie l’indice.)
WILL : Mine ! Comme une mine de crayon.
LILYLUNE : Bobine !
GABRIELLA : Non, il a dit…
LILYLUNE: Oui, mais le mot code, c’est “bobine”… Et même peut-être « bobines »… Une bobine de fil, une pellicule photo est une bobine, une tronche est un synonyme de bobine, tout comme mine…
GABRIELLA : Mais pourquoi le pluriel ?
LILYLUNE : Parce qu’on est sept… On a toujours tous participé… B – O – B – I – N – E : il n’y a que six lettres. Il faut donc un S…
ANNE-GAËLLE : Vous êtes surs ?
GABRIELLA, LEON, LILYLUNE, WŁADEK, WILM, JACK & WILL (qui les a rejoints) : Oui!
ANNE-GAËLLE : On court donc vers la salle du Trésor !
[1] Instrument à cordes de la musique classique de l’Inde, se jouant avec un archet.
Bobines emmêlées. V. Fort Boyard ! 1. Les épreuves pour gagner les clés.
12 sept 2008 Laisser un commentaire
in rêves
(Ils sont maintenant sur un bateau, sur une mer d’huile. Jack prend sa longue vue et observe l’horizon).
WŁADEK : Où sommes-nous ?
JACK : Aucune idée…
LEON : Il y a quelque chose, là bas, on dirait…
JACK (toujours l’œil dans sa longue vue) : Une espèce de bâtiment, en effet…
WILM : Et une terre…
GABRIELLA : Oui, mais… Qu’est-ce que c’est ?
WILL (criant depuis le mât) : le bâtiment est une sorte de rectangle, ou d’ovale, avec une vigie. On dirait qu’il y a des fenêtres, aussi !
LILYLUNE : Jack, passe-moi la longue-vue… (Jack la lui passe, elle regarde dedans, et sourit) Je sais où on est ! On est en France. La terre qu’on voit, c’est l’île d’Oléron. Et le bâtiment, c’est Fort Boyard !
(La musique du jeu se fait entendre, et le bateau est rapidement poussé vers le fort. Les vêtements des protagonistes se transforment en vêtements des participants à « Fort Boyard » ; seul Jack a gardé son chapeau.)
LILYLUNE : J’ai toujours rêvé de faire fort Boyard !
GABRIELLA : Moi aussi !
(Les deux filles, le sourire jusqu’aux oreilles, se tapent dans les mains. Le bateau fait halte, et tout le monde descend.)
SARAH LELOUCH : Bonjour, bienvenue sur le Fort. Vous êtes une équipe assez particulière, les règles sont donc légèrement modifiées pour vous. Qui est le capitaine ?
GABRIELLA, LEON, LILYLUNE, WILL, WILM & WŁADEK (désignant tous Jack) : Capitaine !
SARAH : Nous suivons tout de suite Passe-partout pour retrouver Olivier.
OLIVIER MINNE : Bonjour et bienvenue sur le Fort. Commençons sans plus tarder. La Boule ?
(La Boule sonne le gong de départ).
OLIVIER : Gabriella.
GABRIELLA: Oui ?
OLIVIER : Tu vas avoir l’honneur de débuter cette série d’épreuves. J’espère que tu n’as pas peur de te mouiller…
GABRIELLA : Oh, non, les seaux d’eau.
SARAH : Alors attention au tapis roulant : si tu tombes, tu es prisonnière.
GABRIELLA : O.K..
OLIVIER: C’est parti !
(Gabriella arrive à bien trouver son rythme sur le tapis roulant ; cependant elle renverse beaucoup d’eau, et ce n’est que de justesse qu’elle parvient à attraper la clé, sous les encouragements et les acclamations des autres).
SARAH : Bravo ! Première clé ! Bon, on ne perd pas de temps, et on court vers la prochaine cellule !
(Ils suivent Passe-Partout en trottinant).
OLIVIER : Pour l’épreuve suivante, j’ai besoin d’un homme. (Lilylune et Gabriella se mettent de côté.) D’un pirate. (Władek, Léon et Wilm se mettent de côté.) D’un forgeron. (Jack se met de côté, soulagé.) William : tu va mettre les gants que te tend Passe-partout… voilà, et… tu vas voir.
SARAH : Alors attention, l’épée est très lourde, et si tu la fais tomber tu es fait prisonnier. Alors fais bien attention.
OLIVIER: C’est parti !
(Will découvre l’épreuve surnommée Excalibur…)
LILYLUNE : Allez, c’est tout léger ! (Will dégage l’épée du tronc et attaque la corde) Wembaroa-ta !
GABRIELLA (s’assurant du coin de l’œil que Jack ne l’entend pas) : Dis, qu’est-ce qu’il a dit, Jack, tout à l’heure, en dragon ?
LILYLUNE (gênée) : Euh… (Will coupe la corde et s’empare de la clé) Bravo, il a réussi !
SARAH : Très bien, une deuxième clé ! Allez, on se dépêche !
OLIVIER : Pour l’épreuve suivante, j’ai besoin de quelqu’un avec beaucoup de doigté, et un bon rythme… un pianiste. Władek.
SARAH : Alors tu devras dévisser des cadenas pour libérer la clé, mais fais bien attention au rythme es portes du tourniquet, parce que sinon le dispositif se bloquera et tu seras prisonnier.
OLIVIER: C’est parti !
(Władek trouve très rapidement le rythme du tourniquet, et dévisse les cadenas sans encombre. Lilylune et Gabriella frappent dans leur main chaque temps fort et dansent.)
WILL (s’assurant du coin de l’œil que Jack ne l’entend pas) : Dis, qu’est-ce qu’il a dit, Jack, tout à l’heure, en dragon ?
LILYLUNE (les joues virant au rose vif) : Euh… (Władek libère la clé) Ouah, il a réussi !
SARAH : Excellent ! Troisième clé ! Allez, on va vite vers la prochaine cellule !
OLIVIER : Bon, j’ai maintenant besoin d’un homme fort : Léon. Mets les gants que voici…
SARAH : Ne lâche jamais la corde, sinon tu seras prisonnier.
OLIVIER : C’est parti !
(Léon tire sur la corde afin de remonter la clé. Peu à peu, les boulets alourdissant le tout sortent de l’eau, mais Léon semble n’en avoir que faire.)
WŁADEK(s’assurant du coin de l’œil que Jack ne l’entend pas) : Dis, qu’est-ce qu’il a dit, Jack, tout à l’heure, en dragon ?
LILYLUNE (pas trop à l’aise) : Euh… Oh, je crois qu’il a failli lâcher la corde !
(Mais Léon ne lâche pas la corde un seul instant. Il prend appui sur le mur avec ses pieds pour s’aider, saisit la clé et sort.)
SARAH : Parfait ! Ça nous fait quatre clés. On court vite vers la prochaine aventure !
OLIVIER : Alors… Wilm, je vais te confier cet objet (il lui passe une ventouse), tu vas monter sur cette échelle, et surtout ne pas tomber.
SARAH : Fais bien attention : si tu touches le sol ou que tu fais tomber un objet, tu es prisonnier.
(Après s’être fait plusieurs frayeurs en ayant failli faire tomber l’armoire et le fusil et en ayant failli mettre le pied par-terre en sautant sur le hamac, Wilm s’empare de la clé, pose la ventouse et commence à rebrousser chemin.)
LEON (s’assurant du coin de l’œil que Jack ne l’entend pas) : Dis, qu’est-ce qu’il a dit, Jack, tout à l’heure, en dragon ?
LILYLUNE (admirant ses pieds, les murs du fort, les nuages…) : Euh… Oh, il est presque sorti !
(Wilm ressort avec la clé.)
SARAH : Bien ! ça nous fait maintenant cinq clés ! Et même si on ne peux pas vraiment savoir parce qu’on n’a pas retourné les clepsydres, on voit que vous êtres tous allés très vite.
JACK (bas) : Des clés de cidre ? Je préfèrerais des clés de rhum…
SARAH : Allez, on poursuit ! Dépêchez-vous !
OLIVIER : Maintenant j’ai besoin de quelqu’un qui a l’habitude des filets, des cordages, … Jack, par exemple. Tu devras confier ton chapeau, il risque de te gêner.
(Jack hésite quant à la personne à qui confier son chapeau, et choisit finalement Lilylune.)
SARAH : Fais bien attention : si tu laisses tomber la clé, tu seras prisonnier.
OLIVIER: C’est parti !
(Jack se glisse aisément dans les cordages, saisit la clé et repart dans l’autre sens.)
WILM : Dis, qu’est-ce qu’il a dit, Jack, tout à l’heure, en dragon ?
LILYLUNE (avec un sourire gêné) : Euh… (Catastrophe : Jack fait tomber la clé !) Oh, non !
SARAH : Non ! C’est fini, Jack, tu es prisonnier.
GABRIELLA (atterrée) : qu’est-ce qu’on va faire ?
LILYLUNE (se coiffant du chapeau de Jack) : On continue !
SARAH : Vers l’épreuve suivante ! Vite !
OLIVIER : Tiens, un de moins… Lilylune ! Tu es désormais capitaine de cette équipe. C’est donc à toi de jouer. J’espère que tu n’as pas peur de te salir les mains…
LILYLUNE : Bah non ! De toute façon je me les laverai après, donc…
SARAH : Alors fais bien attention : aucun son ne doit sortir de ta bouche, sinon tu seras prisonnière.
LILYLUNE : Mais c’est impossible !
SARAH : Si, c’est possible. Concentre-toi bien.
OLIVIER : C’est parti !
(Lilylune est confrontée à une autre épreuve classique de Fort-Boyard : les jarres à fouiller. Elle plonge ses mains sans hésiter dans l’inconnu, et sort une main tour à tour verte, rouge, blanche… Enfin, elle trouve la clé, sort, ferme la porte)
LILYLUNE (explosant) : J’en n’en peux plus ! J’avais envie de chanter tout au long de l’épreuve ! Bah, j’ai les mains pleines de doigts ! (elle agite ses mimines pleines de farine, de sirop de menthe et de sirop de framboise, goûte le mélange et grimace car le tout mis ensemble ne se marie pas bien.)
SARAH : On a notre sixième clé, il nous en faut sept. On court vers la dernière cellule ! Allez !
(Tandis qu’ils s’apprêtent à foncer, Lilylune, mine de rien, essuie ses mains dans le dos d’Olivier, puis glisse de manière à se retrouver en fin de peloton pour qu’on ne la soupçonne pas.)
OLIVIER : Pour cette épreuve… vous allez tirer des pailles. Elles ont toutes la même couleur, sauf une qui a une extrémité bleue. Qui va tenter de ramener la septième clé en se baladant sur les parois du Fort ? Will Turner, encore… Tu vas être équipé… Voilà…
SARAH : Tu as un aller et un retour. Reste bien sur la corniche, car si tu tombes, tu es prisonnier.
LILYLUNE : On ne peut pas se permettre d’avoir un deuxième prisonnier. Alors tu y vas, et tu ramènes cette clé, et tu ne tombes pas ! On compte tous sur toi !
OLIVIER : C’est parti !
(Will s’engage sur la corniche surplombant les vagues qui s’attaquent au Fort. Avec précaution, il avance, manque parfois de tomber, mais se ressaisit, prend la clé, et revient. Il a le pied à l’intérieur quand il perd l’équilibre, provoquant la frayeur des autres, mais là encore il ne tombe pas, et sort la clé à la main.)
SARAH : Eh bien voilà ! Sept clés ! (Le gong sonne la fin de la partie « clés ») Je vous laisse là, et je passe la main à Anne-Gaëlle pour les aventures. Je vous retrouve tout à l’heure !
Bobines emmêlées. IV. La chasse aux symboles. 3. Le triskel.
11 sept 2008 Laisser un commentaire
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(C’est une île très verdoyante qui accueille les pieds des sept aventuriers. Très verdoyante mais aussi assez inquiétante).
LILYLUNE : Restez là, je vais explorer les lieux vus d’en haut.
(Lilylune ferme les yeux, croise lentement ses bras, et les décroise brutalement. D’immenses ailes reptiliennes se déploient, elle ouvre les yeux, et s’envole. L’île est magnifique, mais aucun signe du triskel. Elle revient vers la plage, mais les autres sont pris en chasse par les habitants de l’île.)
LILYLUNE : Là ! Un bateau ! Montez sur ce bateau !
(Elle voit les autres monter sur le bateau à temps et le bateau s’éloigner du rivage. Elle plonge en piqué vers le bateau, arrive sur le pont, et croise ses bras pour reployer ses ailes.)
LILYLUNE : Le triskel n’est pas là.
WILL : Je crois que nous devrions chercher à …
JACK : Tortuga ! Et on fera le plein de rhum, au passage !
(Ils mettent les voiles, cap Tortuga. Ils arrivent alors que la nuit tombe. L’ambiance est à la hauteur de la réputation de ce port…)
JACK : Le meilleur rhum des Caraïbes !
(Alors qu’ils trinquent et vident leur bouteille de rhum, une bagarre éclate.
LILYLUNE : Ouais ! Une bonne vieille générale, ça ne peut pas faire de mal !
(Elle se mêle à la bagarre, sous le regard éberlué des autres, et en assomme quelques uns. Une fois la bagarre terminée, ils regagnent le bateau : le triskel n’était pas là. Ils s’endorment, et quand Lilylune se réveille le lendemain matin, ils sont en pleine mer et voguent sans but précis.)
LILYLUNE (mal réveillée) : Oh, j’ai mal aux cornes ! Sure qu’elles ont poussé pendant la nuit… Forcément, avec tout le rhum que j’ai bu hier… (elle voit son reflet dans une vitre : effectivement, sous l’effet du rhum, ses cornes ont poussé et sont assez biscornues.) Oh, la tête !
GABRIELLA : Tiens, bonjour, Lilylune ! ça va ?
LILYLUNE : Bah… oui, et toi ?
GABRIELLA : Très bien aussi… Jolies flammes, hier !
LILYLUNE : Hein ?
GABRIELLA : Oui, regarde, j’ai pris quelques photos…
(Tous se mettent autour de Gabriella pour voir les photos. On y voit, entre autres, Lilylune debout sur une table, une bouteille de rhum à la main, entourée de flammes bizarroïdes de toutes les couleurs et de toutes les formes. Jack et Will sont très intéressés par l’appareil-photo. Ensuite, Will monte au mât, Jack se poste à la barre, Władek, Léon, Gabriella et Wilm entament une partie de rami, et Lilylune s’accoude au bastingage et commence à chantonner la chanson de Calypso et de Davy Jones.)
JACK : Tu ne devrais pas chanter cet air en pleine mer, Dragonfly.
LILYLUNE : Bah pourquoi ? C’est joli !
JACK : Oui, c’est très joli, mais ça peut attirer (le Hollandais Volant surgit à quelques encablures du bateau)… ça !
(Jack va se cacher, Will descend du mât. Les joueurs de rami interrompent leur partie.)
WŁADEK : Que se passe-t-il ?
JACK (plaqué contre la paroi) : Rien du tout, rien du tout.
WILM : Tu te caches de ceux du bateau ?
JACK : Ce que tu dis n’a aucun sens.
LEON : Qui sont-ils ?
JACK : Personne, personne…
WILL (bas à Lilylune) : Dommage que tu n’aies plus le coffre…
LILYLUNE : Ouais… Tu ferais bien de te planquer, toi aussi…
DAVY JONES : Alors ! Que venez-vous faire ici ? Où est votre capitaine ?
LILYLUNE : On cherche un objet très spécial. Et nous n’avons pas de capitaine. (Elle cligne des yeux, soudain consciente de quelque chose.) Il doit y avoir sur le Hollandais Volant un truc qui ne devrait pas y être, un machin qui provoque la discorde, un bidule en granit et en fer forgé. Chouette, non ? (Elle déploie ses ailes et vole jusqu’au pont du Hollandais Volant.) Je peux vous en débarrasser.
DAVY JONES : J’ai en effet remarqué que nous étions… freinés par rapport à d’habitude.
LILYLUNE : C’est ça, c’est à cause du triskel. Laisse-moi explorer les moindres recoins de ton rafiot… je veux dire « de ton navire ». Après, tu ne seras plus retenu.
(Et Lilylune, avec l’accord tacite de Davy Jones, vole à la recherche du dernier symbole. Elle finit par l’apercevoir, coincé près d’un canon à trois bouches. Elle s’en empare, et retourne sur son bateau. Le Hollandais Volant s’éloigne, puis disparaît dans les flots. Lilylune a les larmes aux yeux.)
LILYLUNE (voyant que les autres s’étonnent de son émotion soudaine) : Bah quoi ? C’était le dernier symbole, l’aventure va être finie.
GABRIELLA : il faut maintenant disposer les symboles de cette manière (elle montre un croquis à Lilylune) et que tu souffles dessus.
(Lilylune met le triskel entre le trèfle et le triangle, de manière à ce que les symboles se touchent, et souffle . Aussitôt, le tourbillon entraîne les protagonistes vers un autre endroit.)
Bobines emmêlées. IV. La chasse aux symboles. 2. Le triangle.
04 sept 2008 Laisser un commentaire
in rêves
(Ils atterrissent en pleine rue.)
GABRIELLA (lisant son carnet) : Alors, théoriquement nous sommes à Varsovie, et nous devons retrouver le triangle… Ah !
WŁADEK, WILM, WILL, LEON, LILYLUNE & JACK : Quoi ?
GABRIELLA : Le triangle doit être reconstitué, il est éparpillé, et il faut revenir au point origine pour pouvoir partir, c’est-à-dire ici.
LILYLUNE (riant nerveusement, incrédule) : Heinhein !
GABRIELLA : Mais si, c’est vrai !
LILYLUNE (assimilant l’information) : Haha.
GABRIELLA (lisant toujours son carnet) : formez trois équipes, deux de deux et une de trois, et partez à la recherche des trois fragments. N’oubliez pas : ça peut être n’importe où.
LILYLUNE : Bah c’est malin, à cause des autres de toute à l’heure ma robe est trouée à l’épaule. Je vais aller les voir, et leur demander des dommages et intérêts, moi ! Non mais !
LEON (bas, incrédule) : Elle est cinglée…
GABRIELLA : Mettons-nous en route vers le centre : le point d’où les fragments sont à équidistance… Ah, c’est ça, le point-origine : c’est le point centre. C’est rue… Quoi ?
WLADEK : Montre… Ce n’est pas très loin d’ici.
(Ils se mettent en route, et arrivent au point-origine sans encombre).
LILYLUNE : J’ai faim… Et si on ouvrait une charcuterie-zinguerie ?
GABRIELLA, JACK, LEON, WILL, WILM & WŁADEK : Une quoi ???
LILYLUNE (rêveuse) : Une charcuterie où il y aurait toujours de la viande… Mais de moins en moins de clients, malheureusement… On repèrerait un client qui aurait de la viande autour de l’os, pas trop sinon il n’y aurait rien à manger car ce serait trop gras. On le ferait passer dans l’arrière-boutique, et là, d’un coup rapide et précis, couic ! Il ne sentirait rien, et comme ça la viande serait très bonne, quoiqu’un peu salée, comme pour tous les humains…
GABRIELLA : Eh, mais ça ne se fait pas, ça, hé !
LILYLUNE (clignant deux fois des yeux très rapidement) : Ah ? Bah pourquoi ?
GABRIELLA : Parce qu’on ne mange pas les humains, c’est tout…
LILYLUNE : Même si tu n’a rien à manger ? Tu ne mangerais pas la personne à côté de toi, qui elle peut-être penserait aussi à te manger et ce serait au premier qui mange l’autre ?
WILL : Elle est cinglée !
JACK : Mais il faut reconnaître que son raisonnement n’est pas dénué de sens.
(Lilylune, toujours d’un air rêveur, dégaine son couteau, noue une cordelette autour du manche, et s’apprète à le lancer.)
GABRIELLA : Non !
(Trop tard : Lilylune a lancé son couteau, et attrapé de quoi manger.)
LILYLUNE (croquant une nectarine) : Bah quoi ? J’ai bien le droit de manger une nectarine, non ? (Les autres soufflent, soulagés)
JACK : Très astucieux !
LILYLUNE : Vous en voulez ? (elle renouvelle l’opération pour prendre trois nectarines et les distribuer aux autres.)
GABRIELLA : Nous sommes pile au point origine. Repérez bien les lieux, surtout.
LILYLUNE : On les fait comment, les équipes ?
GABRIELLA : à la courte paille (elle prend sept pailles vertes, dont deux avec une extrémité jaune, trois avec une extrémité rouge et deux avec une extrémité bleue.) Chacun prend une paille, et les équipes correspondent aux couleurs.
(Les équipes sont formées : Gabriella et Wilm en jaune, Léon et Will en bleu, et Wladek, Jack et Lilylune en rouge).
GABRIELLA : Bon, allons-y. On se retrouve tous ici dans deux heures.
(Chaque groupe s’éloigne dans une direction différente.)
JACK : Et ça peut-être vraiment n’importe où ?
LILYLUNE : Apparemment oui… dans une poche, dans un tiroir, par-terre…
WLADEK : n’importe où, quoi…
JACK : Scrutons donc bien les alentours… Mais, suis-je bête ! Il suffit de se laisser porter. C’est bien ce qu’on désire le plus au monde en ce moment précis, non ?
(Il sort son compas de sa poche, et le place dans la main de Lilylune. L’aiguille tourne un moment, puis finit par indiquer une direction).
WLADEK : C’est pratique, ça…
JACK : Très !
(Ils vont dans la direction indiquée, ne prêtant guère attention aux gens qui se retournent sur leur passage, intrigués par l’accoutrement de Jack).
JACK : Et maintenant, comment repérer les poches intéressantes…
LILYLUNE : Nous sommes là pour le triangle, Jack. Pas pour voler dans les poches des autres.
JACK : Loin de moi cette idée…
LILYLUNE : Euh… l’aiguille n’arrête pas d’indiquer la même direction que ces deux types, là, c’est normal ? Oh, leurs poches ! Je vais les suivre en louzdé.
WLADEK : Elle est cinglée !
(Lilylune se met à suivre discrètement deux SS, qui se retournent brusquement. Elle a le temps de se glisser dans une rue perpendiculaire. Ils reprennent leur route, et Lilylune aussi. Il se retournent encore une fois, et Lilylune a juste le temps de se dissimuler derrière une porte ouverte. Ils reprennent leur route. Lilylune voit quelque chose qui ressemble fortement à un fragment de triangle dépasser d’une de leurs poches, mais une bousculade l’éloigne du but.)
LILYLUNE : C’était bien le fragment ! Mais où sont-ils passés, maintenant ?
JACK : Zut ! Le compas tournicote sans indiquer de direction.
WLADEK : Je crois savoir vers où ils se dirigent. Suivez-moi.
(Ils se retrouvent sur un chantier où des hommes sont forcés à travailler, surveillés par des SS.)
WLADEK : Gagné ! Bon maintenant je vais m’approcher et récupérer le fragment.
LILYLUNE : Mais ça va pas la tête ? J’ai une si mauvaise influence sur les gens ?
JACK : Mauvaise influence ?
LILYLUNE : Il paraît que le souffle des dragons humanidés cornus rend téméraire.
WLADEK : Tu n’auras qu’à faire diversion.
LILYLUNE : C’est exactement ça, ça rend téméraire.
JACK : C’est quoi, ça, là-bas ?
LILYLUNE : Où ?
JACK (montrant trois personnes qui les observent fixement) : Ces types, là-bas, qui nous dévisagent.
LILYLUNE : Ce sont ceux qui m’ont enlevée ! Eux aussi sont à la recherche des symboles !
WLADEK : Alors il n’y a pas de temps à perdre. J’y vais.
(Wladek se laisse attraper pour se rapprocher du fragment. Pendant ce temps, Lilylune et Jack se dissimulent derrière un immeuble.
JACK : Fais diversion pendant que je le couvre !
LILYLUNE (s’éloignant en marmonnant, les mains dans ses poches) : Fais diversion, fais diversion, il en a de bonnes, lui ! Je fais quoi, moi, comme diversion ? C’est quoi, ce papier ? Lutte Ouvrière, meeting d’Arlette… Oh, mais la voilà, ma diversion ! (elle contourne le chantier, puis le mur en construction, s’attache une corde autour du pied, l’autre extrémité de la corde à un pieu qui dépasse, grimpe sur le mur, et se retrouve debout sur l’arête du mur. Elle lève un poing rageur, et commence son discours) Travailleurs, travailleuses ! (tous sur et aux abords du chantier lèvent la tête vers elle) On nous spolie, on nous exploite, on nous ment, on nous assassine ! Cette situation n’a que trop duré ! (elle retrousse son nez pour faire signe à Wladek de s’éloigner) Alors faites comme moi ! (les SS sortent leur arme) Révoltez-vous et dites non ! (Wladek s’empare du fragment et s’éloigne sans être vu) Non aux cadences infernales ! (Lilylune est mise en joue.) Non à la dictature du capitalisme sauvage sur le peuple prolétaire !
(Elle a tout juste le temps de se laisser tomber à la renverse pour éviter les balles tirées à son encontre, et atterrit dans les bras de Jack. Ils s’assurent que la voie est libre avant de rejoindre Wladek, qui les attend dissimulé derrière un mur.)
LILYLUNE : Vite ! Il faut regagner le point origine avant les autres. En espérant que tous les fragments aient été retrouvés !
(Ils courent à toute allure, jetant régulièrement un œil derrière eux pour voir où en sont leurs adversaires. Alors qu’ils on à quelques rues du but, ils sont rejoints par les quatre autres.)
LILYLUNE : Vous avez raté le point origine !
GABRIELLA : Il y avait un comité d’accueil, figure-toi !
LILYLUNE : De quel type ?
WILL : Du type qui ne plaisante pas et qui voulait nous voler nos fragments.
WILM : Nous avons donc couru ailleurs.
LEON : Là, ils croient s’être trompés de point origine.
JACK : Du moment qu’ils ne viennent pas par ici…
WLADEK (montrant les adversaires arriver) : Tu dis ?
LILYLUNE : Courez !
(Ils parviennent à semer leurs poursuivants en prenant des ruelles dérobées.)
GABRIELLA : Nous y sommes presque !
(Ils s’arrêtent de courir. Plus que quelques mètres ! Mais soudain, trois types dont l’un est muni d’un lance-flamme surgissent d’une rue perpendiculaire et leur barrent la route.)
LILYLUNE : Qu’est-ce qu’ils viennent faire là, eux ? Barrez-vous !
WILM : Oh, non ! (bas, à Lilylune) : Lilylune, je les connais, ils sont tarés, vaut mieux prendre une autre rue et attendre.
LILYLUNE : Non. C’est tout droit, et je passerai tout droit. (elle s’avance vers les trois types).
GABRIELLA, JACK, LEON, WILL, WILM & WŁADEK : Elle est complètement cinglée…
LILYLUNE : J’ai dit « barrez-vous ! ». Pigé ?
(Les trois autres éclatent de rire. Celui au lance-flamme, pour toute réponse, envoie un jet de flammes au-dessus de la tête de Lilylune, qui à son tour éclate de rire).
LILYLUNE (les montrant d’un doigt moqueur) : Pfff ! Ha ha ha ha ha ha ha ! N’importe quoi ! (à ses amis restés derrière elle) Non mais vous avez vu ça ? (elle est pliée de rire) Ha ha ha ! (elle se relève) Ah, les humains !
(Cette fois-ci, le type au lance-flamme vise Lilylune et lui envoie un jet de flamme. Dans un mouvement très rapide et très précis, la dragonne humanidée cornue arrête le jet de sa main droite, et crache une énorme flamme au-dessus des trois types, qui restent pétrifiés de peur.)
LILYLUNE (les yeux roues de colère) : Ça, c’est du feu !
(Elle referme sa main, ce qui a pour effet de réduire à néant les flammes artificielles. Elle fixe toujours trois autres. La flamme qu’elle a crachée se transforme en arc s’apprêtant à décocher une flèche. Les types hurlent et s’enfuient à toutes jambes sans demander leur reste.)
LILYLUNE (souriant) : Flammes hallucinogènes ! On n’allait tout de même pas renoncer à cinq mètres du point origine, non !
GABRIELLA : Il faut maintenant reconstituer le triangle, et procéder comme toute à l’heure.
(Ils suivent les instructions, et le tourbillon les emporte une nouvelle fois.)
Bobines emmêlées. IV.La chasse aux symboles. 1.Le trèfle.
27 août 2008 Laisser un commentaire
in rêves
(Ils se retrouvent dans un grand parc, et se mettent en route pour savoir dans quelle ville ils sont arrivés. Ils s’asseyent par terre pour pic-niquer, puis reprennent leur chemin. Une rue très bruyante, des taxis jaunes…)
LEON : Nous sommes à New York.
GABRIELLA : Par où commencer nos recherches ? C’est trop vaste !
LEON : Allons d’abord chez Tony. Que faut-il trouver au juste ?
GABRIELLA : Un trèfle en granit et en fer forgé.
(Ils prennent la direction de Little Italy. Mais soudain, en pleine rue…)
LILYLUNE (bâillant) : Ouah, je suis fatiguée, moi ! Dodo !
(Elle s’allonge par-terre et commence à ronfler. Les autres, abasourdis mais comprenant que rien n’est possible tant que Lilylune dort, s’asseyent autour d’elle, et répondent « chuuuut ! elle dort » à chaque curieux. Environ dix minutes plus tard…)
LILYLUNE (se relevant et s’étirant) : Ouah, j’ai bien dormi, moi ! C’est encore loin, Little Itlay ?
LEON : Nous y sommes.
(Ils arrivent chez Tony. Pendant que Léon discute avec lui, les autres font le tour du restaurant à la recherche du trèfle. Lilylune picore de la nourriture çà et là. Mais ils ressortent, bredouilles.)
LILYLUNE : Rien ! Et vous ?
JACK : Rien.
WLADEK : Rien.
GABRIELLA : Rien.
WILL : Rien.
WILM : Rien.
LEON : Et Tony n’a rien découvert de tel.
LILYLUNE : Et ça peut être n’importe où…
GABRIELLA : Le trèfle est au commissariat !
LILYLUNE : Quoi ?
GABRIELLA : J’en suis sure ! Il faut y aller, vite.
(Ils prennent la direction du commissariat. Un type, au coin d’une rue, demande du feu pour allumer son joint, mais les passants n’en ont cure).
LE TYPE AU JOINT :Vous avez du feu ? Quelqu’un a du feu ? Ehoh, du feu ?
(Lilylune saisit le joint, crache une légère flamme pour allumer le joint et le rend au type, qui reprend son bien tout en la regardant éberluée. Les autres jettent sur elle un regard réprobateur.)
LILYLUNE : Bah quoi ?
(Le trajet se poursuit sans encombre).
Lilylune : Il faudrait ruser. Quelqu’un va à l’intérieur, sous prétexte de porter plainte contre je ne sais quoi, et pendant ce temps les autres vont se balader.
(Tandis que Gabriella fait diversion, les autres suivent, et se mettent à chercher le trèfle. Lilylune cherche dans les toilettes, où ne tardent pas à entrer la bande de ceux qui ont tué la famille de Mathilda. La moutarde et les piments montent au nez de Lilylune, dont les yeux et les cornes deviennent rouges. La porte se referment, et derrière se trouve le trèfle ! Lilylune se précipite vers l’objet, mais les trois policiers véreux l’empêchent de passer.)
L’UN D’EUX : Tu vas où, comme ça, toi ?
LILYLUNE : Dégagez ! c’est à moi !
(Ils sortent leur arme pour l’intimider, mais peu lui chaud : elle s’est penchée pour ramasser le symbole. Ils tirent, et les balles l’atteignent alors qu’elle se relève, le trèfle à la main. Contrariée, elle penche sa tête sur le côté, et époussette son épaule d’une pichenette. Les autres en restent bouche baie. Elle sort, et rassemble tout le monde.)
GABRIELLA (lisant son carnet) : Vite ! Lily et moi devons toucher le trèfle, et chacun met une main sur l’épaule de l’autre.
(Ils suivent les instructions, et se trouvent de nouveau pris dans le tourbillon).
Bobines emmêlées III Une bien curieuse mission 3. Chez O’Deeno.
24 août 2008 Laisser un commentaire
in rêves
(Le toboggan les mène doucement dans un grand couloir. Tous se relèvent, et avancent lentement, en observant tout autour d’eux. Sur un mur, on voit des images de dinosaures, puis de mammifères, d’australopithèques, d’homines erecti, d’homines sapientes, d’hommes de Neandertal, d’hommes de Cro-Magnon, et aussi de…)
LILYLUNE : Dragons humanidés cornus. Là, sur cette image. C’est étrange, ils nous ont collés entre les dinosaures et les Cro-Magnon.
GABRIELLA : Oui, c’est normal, certains vous considèrent comme le chaînon manquant entre les dinosaures et les mammifères.
(Ils arrivent à une porte, qui s’ouvre automatiquement sur un grand hall. Le chef des gens armés de tout à l’heure est là, très souriant et très accueillant.)
LE CHEF : Parfait, Gabriella.
GABRIELLA : Je vous présente le chef des opérations, O’Deeno.
LILYLUNE (n’en croyant ni ses yeux ni ses oreilles) : Hein ???
GABRIELLA : Oui, ne t’en fais pas, il est de notre côté. Mais entrez donc, allez-y, asseyez-vous là.
(Tous entrent dans le hall, un peu méfiants, et s’assoient sur des fauteuils de salle d’attente).
LE CHEF O’ DEENO : Alors comme ça, vous revoilà… Très bien, nous allons nous amuser. Voyez-vous, des symboles celtiques que je conserve dans cette vitrine ont été dérobés. Il s’agit d’un triangle, d’un trèfle et d’un triskel. Ceux qui me les ont volés ont déclenché une catastrophe qui pourrait avoir des conséquences fâcheuses… (à Lilylune et Gabriella) Puis-je vous parler en privé, mesdemoiselles ?
JACK, LEON, WILL, WILM & WŁADEK (se levant d’un bond, menaçants) : Si vous leur manquez de respect…
GABRIELLA : Non non, tout va bien, n’ayez aucune inquiétude.
LILYLUNE (méfiante) : En es-tu bien sure ?
GABRIELLA : Oui oui, tout va bien. Viens.
(O’Deeno les invite à passer dans la pièce en face)
O’DEENO : Et vous, détendez-vous donc. Dans l’armoire qui est derrière vous, vous trouverez du rhum, du lait, des gâteaux, et tout un tas d’autres choses. N’hésitez pas !
(Une fois la porte fermée, les cinq hommes (Jack en tête) se précipitent vers l’armoire, l’ouvrent et en sortent aliments et boissons).
LILYLUNE : Oh, on les voit manger… C’est donc une glace sans teint…
O’DEENO : Oui, ça me permet de voir qui est dans le vestibule, pour savoir si j’ai envie de recevoir ou pas la personne.
LILYLUNE : Pas bête… Mais quel est notre rôle exactement ?
O’DEENO : J’y viens. Comme je le disais, les symboles se trouvaient sur cette étagère. Or, je range dans le placard de ce meuble mes films préférés. En piquant mes symboles, les voleurs ont libéré sans le vouloir une forte puissance magique, qui a enchevêtré les trois films qui se trouvaient juste en dessous ! D’où les embrouilles actuelles. Il faut donc que vous alliez dans les films pour récupérer les symboles. Gabriella, voici un carnet dans lequel figurent les instructions. Evidemment, eux viendront avec vous.
LILYLUNE : Cool ! On va pouvoir les mettre en garde, comme ça !
O’DEENO : Non, rien ne doit être changé. Il ne faut surtout pas leur révéler ce qui les attend.
LILYLUNE (en colère) : Alors comme ça on ne fait rien ?! On laisse les choses se faire ?! (Ses yeux tombent sur Léon qui boit un verre de lait) On ne peut même pas les prévenir, leur donner des petits indices, ou…
GABRIELLA & O’DEENO : Rien ne doit être changé, Lily. C’est la règle.
LILYLUNE : Mais…
O’DEENO : Je sais, c’est injuste, cruel, horrible, appelle-ça comme tu veux, mais c’est la règle absolue. Comme pour celle qui régit les livres… Appelons-les.
(Il ouvre la porte et fait entrer les cinq hommes, Jack a une bouteille de rhum à la main.).
GABRIELLA : Nous devons nous serrer les coudes. Une aventure nous attend. Nous devons trouver un trèfle, un triangle, et un triskel. Ils peuvent être n’importe où dans les endroits où nous irons. Nous devons les trouver, les assembler, et les rapporter ici. Voilà.
LILYLUNE : Quand tu dis n’importe où dans les endroits où nous irons, tu veux bien dire ce que je crois que tu veux dire ?
GABRIELLA : Je pense que oui !
O’DEENO : Des questions ?
LILYLUNE : Oui, moi : quand est-ce qu’on mange ?
O’DEENO : Mais maintenant, maintenant ! Vous passerez même la nuit ici. Vous trouverez des chambres individuelles à l’étage, avec des vêtements de nuit, et des affaires de toilette. Il y a des WC et des douches dans les chambres. Vos habits seront lavés pendant la nuit. Je vous donne rendez-vous ici demain matin, à 10h. Mais place au repas. Je crois que cela te fera plaisir, Lilylune.
(Il tend une boîte à Lilylune, qui s’empresse de l’ouvrir).
LILYLUNE : Oh ! Des cédrats confits ! Enfin !
(Tous vont se coucher. Le lendemain matin, il sont déjà au rendez-vous à 9h45, sauf Lilylune, qui est encore sous la douche. Elle chante à tue-tête.)
LILYLUNE : La la la la la la la la la la, la la la la la la la la la la la la la la ! La la la la la la la la la la, la la la la la la la la la la la la la la ! (tout doucement) Quatre dragons se baladaient dans la rue, un gros humain (elle s’arrête de chanter) Euh, non, ce n’est pas ça : (Elle recommence à chanter, à voix basse) Quatre humains se baladaient dans la rue, un gros dragon… (elle s’arrête de chanter) Bah voilà, c’est ça. (Elle est enfin prête, et va rejoindre les autres.)
O’DEENO : Gabriella possède un carnet, dans lequel sont inscrites toutes les instructions. Vous devez rester très prudents. Vous n’êtes pas seuls à rechercher les symboles. Ceux qui ont tenté de me les voler sont aussi de la partie. Ce sont également eux qui ont volé le coffre et la clé – que dis-je ? les coffres et les clés –, et qui t’ont enlevée, Lilylune.
LILYLUNE : Parce que je suis une dragonne humanidée cornue ?
O’DEENO : Oui, exactement. Vois-tu, ils ont eux aussi découvert la surprenante histoire de l’Île Khodravna et de ses habitants.
GABRIELLA, JACK, LEON, WILL, WILM & WŁADEK (complètement paumés) : Quoi ???
LILYLUNE : L’île des dragons, Khodravna, cachée dans les glaces de l’Antarctique depuis la disparition des dinosaures de la surface de la Terre. Je viens de cette île, comme toute ma famille. Mes parents et moi sommes allés en Terre Adélie quand j’étais toute petite, puis en France métropolitaine où j’ai grandi. Mais si nous sommes humains, certains signes ne trompent pas : le feu – mais encore faut-il vouloir et pouvoir le cracher–, les ailes – qui se déploient lorsque nous le désirons, mais qui peuvent sans souci rester cachées–, et surtout les cornes, qui sont en fait des antennes qui nous permettent de communiquer ou de sentir. Nous ne pouvons pas cacher les cornes ; ça doit être comme ça qu’ils m’ont repérée. Car je suis très discrète quant à mes origines.
(Les autres font des têtes montrant leurs doutes sur la discrétion de Lilylune).
O’DEENO : Prenez le matériel qui est là, munissez-vous de la nourriture qui est ici, mettez-vous en rond, et tendez vos deux mains au centre du rond de manière à ce que vos petits doigts se frôlent. Attention… C’est parti !
(Un gigantesque tourbillon s’empare des sept aventuriers, qui partent vers une destination inconnue… Ou presque…)
Bobines emmêlées. III. Une bien curieuse mission. 2. L’île aux dinos.
19 août 2008 Laisser un commentaire
in rêves
(Lilylune sent qu’on la secoue pour la réveiller, cependant la secousse est douce mais maladroite, comme si elle provenait d’un animal.)
LILYLUNE (grognant) : mmmmh !
(Elle ouvre les yeux, et voit que ce qui l’a réveillée est un diplodocus.)
LILYLUNE : Tiens, salut, toi ! (le diplodocus émet quelques sons) Ah bon ? (le diplodocus émet d’autres sons) Ah, ça, je ne sais pas. (le diplodocus émet un son plus aigu) J’imagine que tu n’es pas seul sur l’île, il y a quoi, comme espèce ? (le diplodocus émet une suite de sons graves, aigus, longs, brefs…) Et des dragons ? (le diplodocus cligne des yeux en émettant deux petits sons ; Lilylune sourit) Il faudrait que les autres se réveillent !
(D’autres dinosaures commencent à arriver, et tournent autour des rescapés. Ils avancent leur museau vers eux, et les poussent doucement pour les réveiller. Peu habitués à se faire réveiller par des dinosaures, les autres prennent peur et fixent les bestioles, effarés. Tandis que Léon préserve sa plante des herbivores mais conserve son calme, les autres se relèvent d’un bond. Jack, intrigué, s’approche prudemment de l’iguanodon qui l’a réveillé. Bêtes et hommes s’observent avec une grande curiosité, mais la peur s’en mêle et certains humains perdent leur calme quand les animaux veulent jouer avec eux, tel un triceratops qui se croit à la corrida. Des cris se font entendre, et certains se mettent à courir dans tous les sens.
LILYLUNE : Mais cessez de vous agiter comme ça, vous allez les effrayer ! Grrrr, j’ai faim, moi ! (à la cantonade) Wow ! wemba hem !
(Des dinosaures s’engouffrent dans la forêt).
JACK : Qu’as-tu dit ?
LILYLUNE : Je leur ai demandé de quoi manger.
JACK : Et ça se dot comment ?
LILYLUNE : Wow ! wemba hem !
GABRIELLA (sceptique): Et ils comprennent ce que tu dis ?
LILYLUNE : Bien sûr ! Tiens, voilà des dragons, là.
(Trois dragons tournoient au-dessus d’eux. En apercevant Lilylune, ils descendent, et une grande conversation s’engage entre la jeune fille et eux. Enfin, ils repartent, très haut dans le ciel).
WILL : C’est bizarre… C’est extrêmement bizarre…
LILYLUNE : Qu’est-ce qu’est bizarre ? Que je parle ma langue maternelle ?
GABRIELLA, JACK, LEON, WILL, WILM & WŁADEK (abasourdis) : Quoi ???
LILYLUNE : Bah oui. Jack avait vu juste. Pas « fly », mais « dragon »… Aaaah, voici la nourriture.
(Un petit tyrannosaure timide sort des branches en tenant entre ses mâchoires des gros quartiers de viande. Tous (sauf Lilylune) sursautent et reculent.)
LILYLUNE : Mais n’ayez pas peur, ce n’est qu’un bébé !
WILM : Elle est cinglée !
(Le bébé tyrannosaure dépose les quartiers de viande et retourne dans les bois).
LILYLUNE : Wow, wemba hem.
WLADEK: Qu’est-ce que ça veut dire au juste, “wow wemba hem” ?
LILYLUNE : Oh, plein de chose, ça dépend du ton sur lequel tu le dis. Le dragonisaurien n’est pas compliqué. Il n’y a que très peu de phrases. Ce qui est plus délicat, c’est l’intonation. Ça peut vite déclencher des quiproquo… Ainsi, si tu dis mhhhh, ce n’est pas du tout pareil que mh ! Bon, trève de bla-bla : j’ai faim ! (Elle se dirige vers la viande, et en distribue un bout à chacun).
WILL : Euh…ça se mange, ça ?
LILYLUNE : Oui, mais vaut mieux le cuire, on ne sait pas combien de temps ça a traîné.
(Elle souffle doucement sur la viande qui prend un aspect bien plus engageant).
JACK : Hmhmmmmmm !
LILYLUNE (éclatant de rire) : Oh houhouhou !
JACK : Je n’ai pas le bon accent, peut-être.
LILYLUNE : Non, non, l’accent était bon, mais dis donc ! Heureusement qu’aucun des dragons qui tournicotent là n’a entendu, sinon… Houlala !
JACK : Mais quoi, qu’est-ce que j’ai dit ?
LILYLUNE (gênée) : Euh… euh… c’est-à-dire… euh…
GABRIELLA (montrant du doigt en tremblant quelque chose derrière Lilylune) : Ouhouhou ouhouhou ouhouhou hou…
LILYLUNE (agacée) : Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a encore ?
(Elle se retourne. Un gigantesque spinosaure affamé s’avance vers eux.)
LILYLUNE (hurlant, d’un ton qui n’admet pas d’objection) : Tous autour de moi ! Vite !
(Léon ramasse sa plante et son arme, Jack prend le coffre, et tous se rassemblent autour de Lilylune, qui émet un très haut jet de flammes. Le spinosaure recule, mais lorgne vers un endroit où il pourrait atteindre les humains. Lilylune crache des flammes tout autour du groupe, qui est provisoirement à l’abri du spinosaure, dans un cercle de feu.)
LILYLUNE (chantonnant d’un air satisfait) : Tu l’as dans l’os, tralalalalère, biscoco l’haricot, bisque bisque rage, tradilalère, nananananère, hahaha hahaha !
WILL : C’est bien joli, tout ça, mais comment on fait pour sortir de là ?
LILYLUNE : Rien de plus facile ! Qui n’a jamais voyagé à dos de dragon ? (Tous lèvent la main sauf Lilylune) OK, bon, on va faire autrement : qui a déjà voyagé à dos de dragon ? (Elle seule lève la main). Ah… Vous allez voir, ce n’est vraiment pas compliqué. Il suffit de bien s’accrocher, et le tour est joué.
GABRIELLA (étonnée) : Tu vas nous prendre sur ton dos ?
LILYLUNE (avec dignité) : Certainement pas. Je suis une dragonne humanidée cornue. J’ai ma fierté.
GABRIELLA : Mais… mais tu disais…
LILYLUNE (désignant un dragon ordinaire tournoyant haut dans le ciel) : Lui va nous aider. (hurlant au dragon) : rhiiiiiiii, rhuuuuuua roatea rhuuuuuu !
(Le dragon plonge vers eux, les laisse monter sur son dos, et remonte très haut. Le spinosaure a rebroussé chemin. Ils vont très haut, encore plus haut, et soudain Gabriella glisse, et tombe, et le spinosaure, en bas, a repéré la manœuvre ! Heureusement, Lilylune lance un appel aux autres dragons, qui saisissent Gabriella avant qu’elle ne soit à portée de mâchoires du spinosaure. Ils la redéposent sur le dos de l’autre dragon, et se placent de chaque côté du porteur, tels une escorte. Mais brusquement, ils se mettent à plonger, contournent l’île, remontent, et foncent vers une seconde île où se dresse une étrange tour blanche et noire à rayures. Les dragons ralentissent, déposent les passagers, puis repartent.)
LEON : Où sommes-nous, maintenant ?
(Une trappe s’ouvre sous leur pieds, et ils glissent comme sur un toboggan vers une nouvelle destination inconnue).
Bobines emmêlées III. Une bien curieuse mission. 3.La tempête.
17 août 2008 Laisser un commentaire
in rêves
(Le bateau est maintenant en pleine mer. Jack et Will sont aux commandes, Léon bichonne sa plante verte et nettoie son arme, Gabriella, Władek, Lilylune et Wilm sont sur le pont).
GABRIELLA (chantonnant à mi-voix) : C’est par bâbord, qu’on chante, qu’on chante, c’est par bâbord, qu’on chante le plus fort.
LILYLUNE (chantonnant, un peu plus fort) : C’est par tribord, qu’on chante, qu’on chante, c’est par tribord, qu’on chante le plus fort.
GABRIELLA & WILM (chantant plus fort) : C’est par bâbord, qu’on chante, qu’on chante, c’est par bâbord, qu’on chante le plus fort.
LILYLUNE & WŁADEK (chantant, encore plus fort) : C’est par tribord, qu’on chante, qu’on chante, c’est par tribord, qu’on chante le plus fort.
GABRIELLA (soudain inquiète) : C’est normal, ça ?
LILYLUNE : Quoi ?
GABRIELLA (pointant du doigt quelque chose) : ça !
(Lilylune regarde dans la direction pointée par le doigt : le bateau se dirige tout droit sur une tempête ! De gros nuages noirs, des éclairs… Rien de bien rassurant !)
LILYLUNE : Oh, bah oui, je pense que c’est normal…
GABRIELLA : Mais on va droit dessus, là !
LILYLUNE : Tu crois ? Non ! Attends, on va demander à Jack… Eh, Jack ! On va tout droit dans le nuage, ou on vire de bord ?
JACK (souriant à pleines dents) : Pourquoi virer de bord ? Nous allons traverser, voilà tout.
WILL (surpris) : Quoi ?… Tous à l’intérieur !!!
(Alors que tout le monde va se réfugier dans la cabine du bateau, Lilylune se dirige vers la proue et s’accoude tranquillement au bastingage.)
JACK : Will, va rejoindre les autres ! Lilylune, pareil !
(Alors que Will court vers la cabine, Lilylune secoue énergiquement la tête.)
JACK : Va dans la cabine, Dragonfly !
LILYLUNE : Non, je suis très bien ici ! J’adore les orages ! Surtout en pleine mer !
GABRIELLA (peu rassurée) : Elle est cinglée ! Elle est complètement cinglée !
(La porte de la cabine est violemment refermée par un coup de vent. Le bateau s’enfonce dans la tempête. Les silhouettes de Jack et de Lilylune se détachent dans les nuages. Les vagues sont immenses, avec des creux de dix à quinze mètres. Le bateau est ballotté de tous côtés. Une vague un peu plus grande que les autres s’abat sur le bateau, qui sombre, réapparaît, et finalement s’échoue sur une plage, brisé en mille morceaux. Les rescapés sont allongés sur le sable, inconscients.)
Bobines emmêlées II La fuite 2 De légers problèmes.
16 août 2008 Laisser un commentaire
in rêves
(Tandis que Jack, Léon et Will tentent leur chance de leur côté, Lilylune, Wilm et Władek partent du leur. Ils se hissent sur le bord, franchissent la porte, et se dirigent vers la forêt.)
LILYLUNE : Là, un hangar ! On y trouva peut-être de quoi manger.
WILM : Tu as encore faim ?
LILYLUNE : Tu as entendu ce qu’a dit Jack ? (elle montre son pendentif) La libellule, en anglais, c’est « dragonfly ». Alors oui, j’ai encore faim. Je n’ai pas mangé ma ration quotidienne de viande.
WŁADEK : Et il vaudrait mieux que tu la manges tout de suite, apparemment.
LILYLUNE : Exactement !
(Ils se dirigent vers le hangar, Lilylune en tête. Soudain, pour une raison inconnue de Lilylune, une discussion animée éclate entre Władek et Wilm.)
LILYLUNE : Eh ! Molo, il y a peut-être des gens…
(Elle force la porte du hangar, qui s’ouvre sans souci. Ils entrent tous les trois, les deux hommes toujours en grande conversation, qui semble tendue. Lilylune hume l’air, à la recherche de nourriture).
LILYLUNE (cessant sa recherche, agitant frénétiquement les mains pour que la dispute s’arrête) : Moins fort, moins fort, on va vous entendre !
(Le ton monte de plus en plus, et Lilylune n’arrive toujours pas à déterminer pourquoi).
LILYLUNE (excédée) : Vos gueules, bordel !… Et merde, trop tard !
(Alertés par la dispute, des gens armés en uniforme ont fait irruption dans le hangar, et les tiennent en joue. Celui qui semble être leur chef a un air satisfait).
LE CHEF : Ah, j’ai eu raison d’installer le dispositif d’engueulades automatiques. C’est bien plus efficace qu’une alarme. Voyez-vous, grâce à cette puce qui détecte une présence, un gaz s’échappe, et libère des substances qui font monter la moutarde au nez des intrus, qui se mettent à se disputer sans raison. Ils font du bruit, on arrive, et on les trouve. Attachez-les donc aux piliers.
(Les autres obéissent, et attachent sans ménagement Władek, Wilm et Lilylune, la main droite menottée à un boîtier fixé sur des piliers différents. Une fille brune au visage jovial s’approche de Lilylune et se fige).
LILYLUNE (bas) : Gabriella !
GABRIELLA (bas) : Lilylune ! Mais qu’est-ce que tu fais ici ?
LILYLUNE (bas) : Mais qu’est-ce qu tu fais avec eux ?
GABRIELLA (bas) : Oh, c’est assez compliqué… (elle glisse une carte dans la manche de Lilylune). Il faut que tu tapes le code en même temps que tu insères la carte, surtout ni avant ni après, sinon je crois que ça explose. La carte est la même, le code est le même. Pour tous les piliers.
LE CHEF : Voilà. On va les laisser là quelques temps, ça va les faire réfléchir.
(Les autres commencent à quitter le hangar.)
GABRIELLA : Oh, je ne t’ai pas donné mon numéro de téléphone, c’est le 09.87.65.43.21. à bientôt !
(Tous les gens en uniforme ont quitté le hangar et fermé la porte à clé. Aussitôt, Lilylune sort la carte de sa manche, la met entre ses dents, se tourne vers le boîtier, insère la carte tout en tapant le code. Un déclic, et la menotte s’ouvre. Lilylune se précipite vers la porte arrière du hangar, s’apprête à l’ouvrir, mais se retourne vers les deux hommes.)
LILYLUNE : Allez, je ne suis pas vache, va !
(Elle va vers Władek, le libère, puis renouvelle l’opération avec Wilm. Tous trois vont ouvrir la porte arrière du hangar, et se retrouvent dans la forêt.)
WŁADEK : Là ! Les autres ! Mais… Où est Jack ?
(Ils se dirigent vers Will et Léon. Ce dernier a sorti son arme et observe quelque chose attentivement).
LILYLUNE : Qu’est-il arrivé à Jack ?
WILL : Il s’est fait prendre, et là il va se faire pendre. Léon va tenter de couper la corde. J’espère que Jack aura la présence d’esprit de s’échapper du bon côté dès qu’il sera libre.
(Tout va très vite. Jack est pendu, Léon tire, le libère, et le pirate court vers la forêt.)
JACK : Vite ! Allons nous-en ! à tribord toutes !
WILL : Ton tribord ou notre tribord ?
JACK : Mon tribord ! Vite !
(Tous commencent à courir, mais Lilylune hésite).
WŁADEK : Qu’est-ce que tu fais ?
LILYLUNE : Allez-y, je vous rejoins !
WILM : Mais c’est de l’inconscience ! Ils tirent dans notre direction ! Viens vite !
LILYLUNE : Je ne partirai pas sans Gabriella !
GABRIELLA (surgissant des buissons) : Je suis là, je viens avec vous ! Si on se dépêche, on arrivera au port, on pourra se cacher et/ou s’échapper !
(Tous s’élancent dans la direction qu’avait indiquée Jack, vers le port. Mais une clairière posait problème : à une centaine de mètres vers l’intérieur, des gens en uniformes s’affairaient. Le port était de l’autre côté de la clairière.)
GABRIELLA (bas) : On doit passer discrètement mais le plus vite possible.
(Tous passent, avec le plus de discrétion possible. Cependant, la curiosité de Lilylune la pousse à vouloir s’aventurer près de la chose que sont entrain de cacher les autres.)
LILYLUNE : Wouah ! Trop bien ! (Elle s’avance prudemment.) Wohw !
(Léon l’a attrapée par le bras pour la tirer du champ de vision des autres, mais trop tard. Aussitôt, les gens en uniforme courent, tirant sur les fuyards.)
LILYLUNE : Courez vers le bateau ! Vite !
(L’unique bateau du port est pris d’assaut, Jack à la barre. Très vite, les amarres sont larguées, et le bateau s’éloigne. Lorsqu’ils sont hors de portée de tir, Lilylune et Gabriella se mettent à tirer la langue et à faire des grimaces à leur poursuivants. Le bateau fait cap sur la haute mer…)