Pourquoi y a t-il des années bissextiles ?

Encore un billet sur le 29 février, publié le 29 février (on en profite, le prochain est dans 4 ans !) : pourquoi y a-t-il des années à 366 jours tous les 4 ans ?

Eh bien, c’est une question astronomique. La Terre tourne sur elle-même en 23 heures 56 minutes et 4 secondes (ouais, disons 24 heures pour simplifier) ; et autour du Soleil en (environ) 365 jours plus 6 heures. Or, un léger décalage se crée, qu’il faut corriger tous les 4 ans. Voyez plutôt :

 

Année :

Cycle de révolution :

Cumul :

Année 1

356 jours + 6 heures

1 an et 6 heures

Année 2

356 jours + 6 heures

2 ans et 12 heures

Année 3

356 jours + 6 heures

3 ans et 18 heures

Année 4

356 jours + 6 heures

4 ans et 24 heures (soit 4 ans et 1 jour)

 

6 X 4 = 24, c’est mathématique !

 

Alors, maintenant, pourquoi en février ? Pourquoi pas 32 jours en décembre, par exemple ? Eh bien figurez-vous qu’avant, le calendrier débutait en mars (c’était logique, avec le Printemps). Le dernier mois de l’année était donc février, le plus court car récoltant les restes. Voilà pourquoi le jour supplémentaire de l’année bissextile a été fixé en février.

 

Et voilà ! C’est tout aussi simple que ça ! Bon 29 février à tous !!!

Où sont passés les perce-oreilles ?

Quand j’étais petite, il y avait toujours, les soirs d’été, quand je fermais mes volets, des perce-oreilles qui couraient sur la terrasse. J’avais toujours peur qu’ils rentrent dans ma chambre pour me percer les oreilles pendant la nuit ! Mais aujourd’hui, j’aimerais bien les revoir, ces perce-oreilles ! Non par nostalgie de mon enfance, mais plutôt par soucis de la nature, de la biodiversité. Je ne peux m’empêcher de me demander ce que sont devenus les perce-oreilles. Ont-ils subi le changement climatique ? Ont-ils migré plus au nord ? Ou ont-ils disparu de la surface de la Terre ? Je préfère la solution "Cap au Nord"… Toujours est-il que la situation du climat en particulier, et de l’environnement en général, est une question très importante. Des espèces disparaissent, d’autres sont menacées, certaines mutent (pour s’adapter ! ce n’est pas un film d’horreur !). Les conséquences peuvent être désastreuses, comme ce qui s’est passé lorsque un certain type de frelons à muté, et est devenu tueur d’abeilles, en Asie. Alors, gare… Les perce-oreilles subiront-ils le même sort que les dodos ?
Si vous avez oublié à quoi ressemblaient les perce-oreilles, voici quelques images. Un dodo est aussi représenté, en dessin. Défendons la planète et la biodiversité !

La bête de la Piscine

On se demande comment fonctionnent les sectes, comment des gens peuvent-ils être aussi crédules. On se dit que ce n’est pas possible. Eh bien si ! Malheureusement ! Voici ce que j’ai raconté pour rigoler, un coup, alors que j’étais à la piscine avec le collège, en 4è.
On allait là où travaille mon père, à la Piscine Olympique, haut lieu de mon enfance (tous mes mercredis, je les passais là !). Avant, il y avait un sauna ; on en voit encore les escaliers. Une de mes "collègues" de 4è me demande ce que c’est. Moi, avec un air très sérieux, je réponds que c’est l’escalier qui conduit à l’endroit où on garde la bête.
 "- La bête ? Quelle bête ?
 - La bête de la piscine, bien sûr. C’est une expérience scientifique qui est menée depuis des années. J’étais le jour où la bête a éclos ici. C’est même moi qui lui ai trouvé son nom : Pupuce.
 - Ah ? C’est fou, ça !
 - C’était il y a 8 ans, à peu près. Tu n’en avais jamais entendu parler ?
 - Non. Et elle sert à quoi, cette bête ? Juste à l’expérience ?
 - Non, l’expérience est finie, maintenant. Pupuce est trop grande pour l’expérience. Mais elle habite toujours ici.
 - Elle ressemble à quoi ?
 - C’est un croisement entre l’orque d’Alalska et le phoque de l’Antarctique.
 - On peut aller la voir ?
 - Non, on n’a pas les clés, là. Mais s’il y avait eu du monde, on l’aurait fait sortir.
 - Comment ça ?
 - Bah oui, quand il y a trop de monde dans l’eau, on la sort (il y a une trappe, au fond, vers le "4m20", sous l’échelle de laligne d’eau n°8), elle en avale quelques uns, et hop, le tour est joué ! Comme ça on peut continuer à accueillir du monde. Mais c’est très rare, maintenant. On a eu des problèmes quand certaines personnes ont disparu.
 - Bah je ne viendrai pas ici quand il y aura du monde, alors, je ne veux pas croiser ta Pupuce, là."
…. Je croyais, au fur et à mesure de cette conversation, que mon interlocutrice entrait dans le mêm délire que moi, mais j’ai su après qu’elle y avait vraiment cru ! Mais vraiment ! Et on se demande comment fonctionnent les sectes…ça fait peur, l’incrédulité !!!

la guêpe importune

La guêpe importune

 

Voici une aventure qui m’est arrivé le samedi, 22 juillet 2006, à Digne-les-Bains.

Une guêpe s’était immiscée dans la salle de bain. Ceux qui me connaissent savent que guêpes, frelons, taons et autres bestioles du genre sont parmi ce qui me terrifie le plus. Mais maintenant, j’arrive à vaincre cette peur (grâce à ce que m’avait dit ma grand-mère maternelle : « ce n’est pas en fermant les yeux et en poussant des grands ou petits cris que la guêpe va partir ; elle cherche la sortie, c’est tout, et ça ne sert à rien e paniquer : tu ouvres la fenêtre au lieu de la fermer dès qu’une guêpe est entrée, car sinon, comment veux-tu qu’elle sorte ?! »). De plus, une tóngacha qui a peur des animaux, c’est un peu ridicule…j’ouvre donc la fenêtre en grand pour faire partir la guêpe, mais celle-ci est assez stupide, et part de l’autre côté. Je fermes la porte de la salle de bain, car le téléphone sonne (je ne veux pas qu’elle se barre dans toute la chambre !)

Quelques minutes après, j’ai besoin d’aller sur le trône (ça arrive à tout le monde !). Comme je n’aime pas perdre de temps, je prends mon bouquin d’hébreu pour m’entraîner à la lecture. Et, alors, que je suis en train de trôner, la fameuse guêpe (qui finalement n’avait pas trouvé la fenêtre, mais le radiateur en dessous) se pose sur mon bras, puis parterre. L’andouille, celle-là ! Et surtout, je ne peux pas m’occuper d’elle dans cette situation ! J’hésite : je l’assomme d’un coup de bouquin ? J’essaie de la guider vers la fenêtre encore une fois ? Elle rampe vers la porte, en plus… Bon, d’abord, le trône et ce qui s’en suit : on réfléchira sur la guêpe après. Tout en ne la quittant pas des yeux, je termine ce que j’ai à faire, je me lave, et j’épie les moindres mouvements de l’importune. Elle a très chaud, ou elle est complètement stupide ! Je lui parle : « la sortie, c’est par-là ! »… Je la menace : « si tu ne sors pas, tu vas te prendre un coup de serviette ou de bouquin d’hébreu ! »… Elle est maintenant entre les plis du rideau de douche : « je te noie si tu restes là ! »… D’un seul coup, elle semble se souvenir de ses ailes, et vole vers la fenêtre ; mais elle reste du mauvais côté ! C’est pas vrai, mais quelle conne ! Je la menace encore de refermer la fenêtre sur elle si elle ne vole pas vers l’extérieur, et enfin ses deux neurones entrent en contact, elle comprend, et s’en va.

Pfff !!! Elle a mis du temps à comprendre, mais finalement ça s’est bien terminé pour tout le monde. Mais elle a eu de la chance, car j’ai horreur qu’on m’emmerde quand je suis sur le trône !!!

Comment je suis tombée d’une falaise à 8 ans et demi

Ceux qui m’ont vue de près le savent : j’ai une cicatrice sur le nez. Quand, au cours d’une conversation, on se met chacun à raconter des événements assez marquants (au sens propre comme au sens figuré) de notre jeunesse, je parle de ma chute de la falaise de Chassiron, on s’imagine que ma cicatrice viens de là…Eh bien non. Je n’ai pratiquemetn aucune marque visible de cette chute (pour la tête, c’est autre chose). Mais commençons par le début.
C’était en avril 1991, sur l’île d’Oléron, avec mes parents et ma grand-mère paternelle. On allait à la pêche aux étrilles et coquillages à Chassiron. Bien sûr, c’était marée basse. On arrive, et on ne trouve pas de chemin pour descendre à la plage. Une falaise de cailloux enchevêtrés tombe sur deux mètres. Aucun escalier ou semblant d’escalier ne se profile à l’horizon. C’est alors que je remarque un endroit où la falaise est moins à pic (juste une pente plus que raide). "Hé, venez voir là !" Tout le monde s’approche, en me rrecommandant bien de faire attention. "On peut passer là, il suffit de marcher sur les gros cailloux". Les adultes sont sceptiques, mais je commence à descendre prudemment. "Si moi, je passe, tout le monde peut passer !" Mais à peine avais-je prononcé ces mots que mon pied se posa sur une pierre instable, qui glisse, et moi avec. Impossible de raconter ce que j’ai ressenti à cet instant ; tout s’est passé tellement vite ! Je me souviens être partie en arrière, je pense avoir crié, je revois la mer au-dessus du ciel, les cailloux, les pieds, j’ai mal au dos, à la main et au front, et après un double déboulé arrière, je m’immobilise à plat-ventre. Et là, je pleure. Ma mère descend vite (sans tomber), me ramasse. Finalement oui, tout le monde passe (une fois que la pierre instable a été enlevée !). Je n’ai rien de cassé, j’ai juste des égratignures au front et sur la main droite. On ne les voit presque plus aujourd’hui (mes cheveux cachent celles du front, mais celle de la main est encore rouge, et on dirait que quelque chose demeure à l’intérieur.
Voilà, vous avez compris pourquoi j’étais zinzin (ouaip, j’y étais déjà avant, mais ça n’a rien arrangé !). Ajoutons pour compléter cette journée que mon père en a perdu les clés de la voiture quelque part dans les rochers, et ma grand-mère interpelait tout le monde "mon fils a perdu ses clés, celles de la voiture là-bas, vous ne les avez pas trouvées ?" Si quelqu’un de mal intentionné avait voulu, il pouvait partir avec la voiture. Mais personne n’a retrouvé les clés (sauf peut-être un poisson, mais il s’est bien gardé de les rapporter).
"Et la ciactrice sur le nez ?" me direz-vous. Eh bien, c’est une chute sur la troisième marche de l’escalier du toboggan de la Piscine Olympique de Reims (ouahouh ! la cascade de compléments du nom !), la veille de mes 5 ans, alros que je courrais faire un dernier tour de toboggan (comme quoi il ne faut pas courrir sur un sol glissant). Dans un autre billet, je vous raconterais l’histoire de mes ciactrices aux mains (c’était en 1995, l’une en janvier, et l’autre en août). à bientôt !

Le chien du 27 août 1982

Je vais vous raconter quelque chose de très bizarre ("bizarre ?"ça intéresserait une certaine Mme B. prof de Lettres Modernes spécialisée dans le 19è Siècle, lol !). Non, sérieusement, c’est une histoire authentique, si étrange qu’elle soit. Prêts à faire un saut dans le temps ? Eh bien c’est parti !
 
 
Je n’étais pas encore née (J-1 !), mais ma mère commençait, ce 27 juin 1982, à ressentir des contractions. Mon père la conduit à la Polyclinique Courlancy de Reims, à environ 30 km de Courville, puis rentre seul à la maison. Il est inquiet, il tourne en rond, se sent tout seul…
 
C’est alors qu’il entend un aboiement, puis des coups à la porte d’entrée. Il ouvre, et voit un chien, un bel épagneul breton marron et beige, sans collier. Le chien fixe mon père de ses yeux d’ambre verte aux reflets jaunes d’or. Tous deux restent un moment à se regarder, puis le chien repart et disparaît au bout du chemin.
 
 
Personne n’avait jamais vu ce chien dans le village ni aux alentours, et personne ne l’a plus jamais vu. La couleur des ses yeux est la même que la mienne. Qui était réellement ce chien ? Est-il venu dire à mon père : "ne t’inquiète pas, tout va bien, c’est pour demain" ? Et pourquoi donc, quand j’étais petite (je ne connaissais pas l’histoire du chien), disais-je sans cesse " Je m’appelle Euchien chien, j’ai deux chien et demi" ? Ce sont des questions étranges, et je n’ai toujours pas la réponse…Et personne ne l’a…

les orages

Certaines personnes ont peur des orages. Moi, je n’en ai jamais eu peur ! Quand j’étais petite, je n’aimais pas le tonnerre quand ça cognait trop fort (j’ai les oreilles sensibles, ça me résonnait jusque dans le coeur !). J’habite à la campagne, et pendant longtemps "orage" voulait dire obligatoirement "éclairage à la bougie". C’était rigolo. Maintenant, il n’y a plus de longues coupures de courant comme avant (eh oui, Courville est entrée dans la modernité, qu’est-ce que vous croyez!), mais quand ça cogne ça fait toujours autant de bruit !
En fin de compte, j’aime bien les orages: le ciel tout noir fait ressortir les couleurs vertes, jaunes, roses, etc. de la végétation, une atmosphère inquiétante s’installe, et les éclairs sont magnifiques. Les orages de nuit aussi sont beaux, quand des traits de lumières éclairent le ciel tout-à-coup; les orages sont magiques, ils transforment le jour en nuit et la nuit en jour, et quand l’orage repart, tout reprend son aspect habituel, mais comme ravivé par l’orage. Si je vous parle des orages, c’est qu’il y en a une qui tourne autour de chez moi en moment. Je m’arrête donc là. Bisous et à bientôt.
 

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