Civilités.

Sonnet décasyllabique écrit en 2001, dédié à un automobiliste pacifique. Merci à Frédérique pour le mot « crabouillasse ». Attention : il faut faire la diérèse sur le mot « viande », mais pas sur le mot « violette » où la synérèse est de mise.

 

 

Un beau jour, un conducteur, sur la route,

Roulait tranquillement, quand, tout-à-coup,

Un grand imbécile déboula, soûl,

Et lui coupa le chemin. Une joute

 

De mots se préparait. « Peigne-moumoute !

— Patate pourrie ! — Espèce de gnou !

— Ecraseur ! — Cul d’oignon ! — Tu veux un coup

De latte, une mandale dans la soute

 

A purée ? — Essaye un peu, là, froussard !

— Moule à gaufres ! — Cul de singe ! — Chauffard !

— Crabouillasse ! — Viande à pneus ! — Tapette !

 

— Quoi ? Tu la veux, tu la veux celle-là ? »

Et la bagarre commença : violette,

Marron, pèche… Et la police arriva.

 

 

Pour ceux qui aiment faire des commentaires composés, vous pouvez toujours vous amuser à l’étudier (je vous aide en vous donnant le schéma des rimes : ABBA ABBA CCD EDE (embrassées – embrassées – suivies – croisées) : out’ ou ou out’ out’ ou ou out’ ar ar èt’ a èt’ a). à bientôt et amusez-vous bien !^^

ATTENTION SPOILER ! REVELATIONS SUR LE TOME 7 DE HARRY POTTER.

Bientôt, le 7è et dernier tome des aventures de Harry Potter va paraître en français. Mais moi, je l’ai déjà lu, en anglais ; aussi, voici quelques révélations sur ce qui se passe. Ne lisez pas ce billet si vous voulez ne rien savoir à l’avance !

Hagrid s’est trompé : Norbert n’est pas un dragon, mais une dragonne.

Harry ne s’était pas trompé : il y a bien des dragons à Gringotts.

Ron et Hermione sont des amis et des soutiens indispensables pour Harry.

Severus Rogue (Snape dans la version anglaise) est un personnage central.

Il y a beaucoup de morts dans ce tome 7.

On ne s’ennuie pas une seconde !

Pour ceux qui n’ont pas pu le lire en anglais, patience ! Plus que quelques jours et c’est bon ! ^^

Qui veut la peau de Harry Potter ?

Qui veut la peau de Harry Potter ?

 

Bon, vous allez me dire que cette réponse est facile : Voldemort ! Certes, mais apparemment il n’est pas le seul. Drago ? Aussi, mais là encore ce n’est pas tout. Et la menace ne vient pas des mangemorts, ni même du monde sorcier. Il vient des moldus ! Disons plutôt de certains moldus, de cette espèce particulière qu’on appelle « journalistes ou critiques littéraires ». Depuis quelques temps, ils cherchent qui pourra bien faire de l’ombre à Harry Potter, et mettent en concurrence tout ce qui a trait à la jeunesse ou à la magie avec Harry. Et cela m’énerve !!!

On a le droit de ne pas aimer Harry Potter, ça dépend du goût de chacun, mais qu’on ne dise pas « c’est (très) mauvais » (on dit : « je n’aime pas » ou « ça ne m’intéresse pas »), qu’on ne dise pas non plus «voilà de quoi faire de l’ombre à Harry Potter » ni « Harry Potter n’a plus qu’à bien accrocher à son balai ». Chaque œuvre existe séparément et pleinement, sans avoir besoin du dénigrement d’une autre.

Moi, je n’aime pas ces gens qui se donnent le droit d’encenser ou de détruire l’œuvre des autres (est-ce de la jalousie car ils n’ont jamais rien su faire eux-mêmes ?), mais surtout qui se permettent de dire que leur point de vue vaut mieux que celui de tout le monde, de conseiller ou de déconseiller (comme si les gens n’étaient pas assez grands pour choisir eux-mêmes !). Et on s’étonne que les gens soient infantilisés, déresponsabilisés (genre : si on ne leur dit pas « ralentissez » ils ne ralentissent pas, si on ne leur dit pas « buvez » ils ne boivent pas). Ce n’est donc malheureusement pas uniquement dans le domaine culturel que ce phénomène se produit… et ça m’énerve !!!

Bon, je m’éloigne de mon sujet : Harry Potter. Ceux qui me connaissent savent que je suis fan (je suis inscrite sur http://www.poudlard.org et sur http://fanfiction.net  ). Pour ceux qui n’aiment pas, c’est tout à fait leur droit, mais qu’ils n’empêchent pas les autres d’aimer. Na !

Pourri Splatch : les derniers ragots d’Oto no Kuni !!!

Le scoop du jour !!!

Hier, je suis allée me balader sur un salon de discussion manga. J’y ai lancé Naruto (ceux qui me connaissent un peu savent que je suis complètement accro !). Et j’ai découvert une analyse surprenante du départ de Sasuke et des motivations d’Orochimaru. Tenez-vous bien…

Avec le plus grand sérieux du monde et des preuves par A + B, une certaine personne a affirmé que Naruto et Orochimaru seraient rivaux –amoureusement parlant- à propos de Sasuke !!!!!!! Et que quand Orochimaru veut Sasuke, ce qu’il veut c’est son corps, non pour l’emprunter, mais pour autre chose que je vous laisse imaginer (les propos tenus par l’analyste biscornu étaient beaucoup plus crus, mais mon blog n’est pas un blog porno !) J’ai éclaté de rire devant mon écran, et dès que j’en ai eu l’occasion, j’ai raconté le tout à l’Abominable Fanette des Neiges (abominable lui va très bien, elle m’a maudite pour 1000 ans à cause d’une clé USB, et 1000 autres ans pour l’avoir fait marcher hier, je vous raconterai ça dans un autre billet). Elle a d’abord été surprise qu’ils parlent manga sur ce salon (oui, c’est théoriquement un salon manga, mais souvent ils parlent d’autres choses), et quand je lui ai dit ça, elle a eu certainement un choc, puisque sa réaction s’est déroulée en trois temps. Première réaction : « ………………………………………. » Deuxième réaction : « mmmmmmmdddddddrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr » Troisième réaction : « c’est vraiment du n’importe quoi ! »

Eh, oui ! Certains prennent leur fantasme pour des réalités, quittes à raconter n’importe quoi ! Mais bon, ça fait bien rigoler…

Exercices de style

Connaissez-vous les Exercices de style de Raymond Queneau ? C’est trop drôle : le même événement raconté de 99 manières différentes … Je vous conseille de découvrir ce livre, et de le mettre en application (c’est ça, qui est rigolo !) Ainsi, moi, j’ai décidé de faire pareil. Si vous avez lu le Bulletin N°2 de Foragora, cela vous rappellera sans doute des souvenirs, mais j’en ai ajouté !!!
 
Voici donc la visite de la Cathédrale de Reims à la manière des Exercices de style de Raymond Queneau !
 
 

Sérieux

Le mardi, 6 janvier 2004, les étudiants de Lettres Classiques de Reims, sur une idée de Madame Canellis, professeur de latin, se sont retrouvés pour visiter la Cathédrale de Reims. Après avoir fait deux groupes, la visite a commencé, à l’intérieur pour les uns, à l’extérieur pour les autres.

Ainsi, avant, la Cathédrale n’était pas seulement un bâtiment, mais tout un quartier de Reims, comprenant donc aussi l’actuel Palais de Justice, l’actuel Palais du tau, les ruelles alentours…Ce quartier, délimité par des tourelles, était gardé et fermé la nuit.

Les portes des façades Nord et Ouest de la Cathédrale sont entourées de statues de saints et surmontées de frontons représentant des scènes hagiographiques. Sur la façade Ouest figurent en outre Marie (la cathédrale a en effet pour nom exact : Notre-Dame de Reims) tenant à ses pieds la lune, et une immense rosace en vitrail, qui produit à l’intérieur de la cathédrale une lumière particulière quand le soleil passe à travers.

Par une porte de la nef, nous descendons dans la crypte. Là cohabitent vieilles pierres des anciens thermes, des fondations actuelles ou des anciennes églises, et installations de consolidation de l’entre deux guerres. En effet, sur le site de la Cathédrale de Reims, il y a eu successivement des thermes de la seconde moitié du Ier siècle, des IIè, IIIè et IVè siècles, un groupe épiscopal primitif du Vè siècle, des cathédrales du VIè au VIIIè siècles, du IXè siècle, des Xè et XIè siècles, du XIIè siècle, et enfin celle que nous connaissons aujourd’hui, du XIIIè siècle, qui a connu de graves dégâts pendant la Première guerre Mondiale. Après un cheminement sur des planches de bois, on arrive au site de la plus ancienne piscine baptismale, qui semble se situer à l’entrée de l’église (il fallait donc d’abord se faire baptiser avant d’aller vraiment dans l’édifice). En effet, en observant attentivement, on voit bien qu’il y a là des marches, délimitant les entrées de la cuve baptismale.

L’archéologie demande beaucoup de patience et de temps ; malheureusement dans certains sites découverts par hasard (en raison de travaux, par exemple), il faut faire vite. Ici, ce n’est pas tellement le temps qui manque, mais plutôt les moyens. A Genève en revanche, les fouilles ont pu être poussées davantage, grâce aux moyens fournis et au temps. Quant aux marches de l’ancienne piscine baptismale de Reims, elles ont intéressé, à défaut de la télévision française, la télévision japonaise, dans le cadre de l’UNESCO.

Après cette visite très intéressante, on ressort, tout en sachant que si on a mis au jour pas mal de choses, il en reste encore beaucoup à découvrir. Peut-être que certains, désormais, se sentent attirés par les fouilles archéologiques…

 

 

Deux enfants racontent leur visite …

Et…et…et…Eh ben tu sais quoi ?

Eh ben, eh ben, on est allé à la Cathédrale.

Et pi c’était très jo…

Joli ! Mais, euh, c’est moi qui dit !

Non, c’est moi !

Nooon !!!

Donc, vous êtes allés à la Cathédrale de Reims ; et alors, ça vous a plu ?

Oui, et…et puis d’abord…

On est allé tout en bas ! Et y avait…

Y avait plein de trucs de dinosaures !!!

N’importe quoi ! C’était des trucs d’humains, d’abord !

Alors on on on  a…

On a fait…

On a fait des…

Des…

Des…

Et puis d’abord…

Et ben et ben et ben …Ben je sais plus.

Bah moi non plus…

 

 

Epique (et pic et colle et gramme)

Sous une pluie battante, par un froid glacial, nous marchions courageusement, la tête haute. Puis nos yeux escaladèrent les portes sculptées des façades nord et ouest de la Cathédrale de Reims. Ensuite, après avoir pénétré dans l’enceinte de l’immense édifice, nous descendîmes au péril de notre vie dans les sombres profondeurs des âges. Tenaillés par la faim, mais ne renonçant pas, nous marchions en file au-dessus d’un trou sans fond, sur des planches de bois qui menaçaient à tout instant de se briser. Les pierres elles même semblaient pleurer notre triste sort, nous implorant de partir tant qu’il était encore temps. Personne ne put comprendre comment nous sortîmes tous vivants d’une si périlleuse aventure…

 
 

Texto

slt mar 6 janv visit cathédr rs joli /s plancher vStij thRm rom1 et prems cathéd pluie bcp biz à +

 

 

Tout négatif

Après une attente interminable dans un froid de canard et sous une pluie glaçante, deux types sont enfin arrivés pour nous faire visiter ce bâtiment crado et pourri qu’on appelle la Cathédrale de Reims. Voilà qu’on est trop nombreux : on perd trois plombes de plus à faire deux groupes : un pour le dedans, l’autre pour le dehors. Evidemment, avec le bol que j’ai, je suis dans le groupe du dehors, ceux qui se font mouiller la couenne et qui ont les nougats tout gelés. On va voir les portes de la façade toute sale et les sculptures qu’il y a dessus. Enfin, voir est un bien grand mot : la pollution et le temps et les humains, comme partout, ont presque tout abîmé. Et puis j’ai froid, j’aimerais mieux rentrer…On va enfin dedans (c’est pas trop tôt !). Mais il fait presque aussi froid que dehors. Et on descend sous le plancher de la Cathédrale…Génial, je suis claustrophobe ! Et on n’y voit rien. Et on voit des blocs de pierre, on nous explique que les plus anciennes datent de je ne sais quand, de toute façon, je n’en ai rien à faire. On remonte enfin, c’est pas trop tôt, on va revoir le soleil…Enfin façon de parler, il flotte encore plus que tout à l’heure. Ah, là, là, quelle galère ! Comme dirait un de mes potes, « si j’aurais su, j’aurais pas venu ! »

 

 

Parisianus Snobinaris

Nous nous sommes rendus tantôt en Province, à Reims. Nous n’avions pas beaucoup de temps, nous ne faisions que passer avant de visiter un couple d’amis. Nous sommes allés découvrir la Cathédrale Notre Dame. Bon, ce n’est pas Paris, mais elle n’est pas trop mal, dois-je dire. Mais alors, nous étions trempés, il pleuvait, c’était folie ! Nous avons visité la crypte. Il fallait beaucoup d’imagination pour se représenter les anciens bâtiments successifs, mais il faut reconnaître que ce n’était pas dénué d’intérêt. Quand nous sommes ressortis, je n’étais pas fâchée de recouvrer l’ai libre.

 

 

Péquenaud

Eul 6 eud janvier, en 2004, on a été à la ville. La ville eud Reims. Un mardi, qu’ s’était. C’est-y qu’c’est beau, la ville, mais qu’on y respire mal. On a visité une petite bicoque, la Cathédrale, qu’on la dit. Y a plein eud gens pi plein eud bêtes de peints sur les carreaux des fenêtres. Zappellent  ça des …des « vitlro ». Pi on a descendu à la cave. Y avait rien comme pinard et zavaient même pas mis eud jambon à sécher. Alors on a eurmonté, pi on a sorti eud la ville.

 

 

Réactions en vrac

Salut ! Tu as passé de bonnes vacances ? Tu as fait quoi ? Bonjour. Tiens, on commence par dehors. Tu te rends compte, avant, ça prenait jusque là, la Cathédrale ! Tout un quartier ! Tiens, regarde. Ah, oui, on la voit bien. Et c’est qui, celui-là, qui tient sa tête sous le bras ? C’est dommage, c’est tout abîmé. Tu crois qu’avant c’était tout coloré ou que ça a toujours été comme ça ? Tiens ? On rentre. Voilà l’autre groupe. Attention, le plafond est bas. Ouaaah, dire qu’il y a des gens qui marchaient là ! Et c’est quoi, ce bloc de pierres, là ? Pousse- toi un peu, je ne vois rien. Ooh ! Tu te rends compte qu’on a tout un édifice au-dessus de nos têtes ? Il ne faudrait pas que ça s’écroule…Arrête, tu me fais peur…Mais c’est plus solide que la fac, ça a traversé des siècles, t’en fais pas ! Ah, bon. Ah oui, on voit bien que c’étaient des marches. Personne ne s’est laissé enfermer ? Bon on remonte. Attention, le plafond est bas. Aie, ma tête ! C’était bien, hein ? Je me demande si je ne vais pas me lancer dans l’archéologie, moi. Au revoir et merci pour cette visite, c’était vraiment intéressant. C’est bien, ça détend avant les partiels. Arrête, ne parle pas de ça ! Allez, à demain. Salut ! 

 

 

Banlieusard

.’Tain, on a été voir un truc…Trop d’la balle, ç’teu taule ! C’est géant ! Y a des f’nêtres colorées tout autour, trop fort, quand la lumière elle passe à travers ! Et ça fait un éclairage d’enfer ! J’ai d’mandé si on pouvait louer pour un concert de hard rock, mais -trop dégoûtée- ils ont dit que c’était pas possible ! Bah ils sont beaux, eux ! Je leur ai d’mandé pourquoi, du coup, ça me gonflait trop, çt’histoire ! Alors, ils m’ont dit que c’était la Cathédrale de Reims et qu’ça’s’louait pas…N’empêche que ce serait quand même trop de la balle, un concert de hard rock là-d’dans…

 

 

Fantastique

Je ne me souviens plus très bien de ce qui s’est passé avant, mais dès que l’on a commencé à descendre sous la cathédrale, je sentais comme des regards fixés sur moi. Le faisceau de la lampe du guide dessinait d’étranges ombres qui dansaient sur les murs. Des rires et des voix lointaines me parvenaient…Peut-être des visiteurs au-dessus… Je ne sais pas si vous avez  déjà remarqué, mais quand quelqu’un vous observe, même en cachette, on sent toujours un picotement dans le dos. Je fermais la marche, mais je sentais pourtant ce picotement. Je me retournais de temps à autre, mal à l’aise, mais il n’y avait personne. D’ailleurs, qui aurait pu se retrouver là, à part nous, puisque c’était une visite privée qu nous faisions ? Nous allions remonter, lorsque je me rendis compte que j’avais oublié mon sac. Aussitôt, je fis demi-tour pour aller le chercher. C’est alors que je vis un jeune homme à l’air timide et triste, vêtu à la mode d’il y a plusieurs siècles, me tendre mon sac, et m’implorer de regard de quelque chose, mais quoi ? Je lui dis mon nom et lui demandait le sien, mais il ne pouvait pas répondre ; ses yeux se remplirent de larmes et s’agrandirent de peur quand retentit une forte musique, et …J’étais retombée dans mon lit, on était mercredi 7 janvier 2004, le lendemain de la visite de la Cathédrale de Reims. Mon réveil venait de sonner…

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.